Les grandes mesures de la loi lom pour transformer la mobilité en france

La loi LOM, ou loi d’orientation des mobilités, ça vous parle ? Si vous vous êtes déjà retrouvé coincé dans un embouteillage interminable ou galéré à trouver un bus digne de ce nom, cette loi est faite pour vous. Publiée fin 2019, elle veut refaçonner notre façon de bouger au quotidien. Son but? Rendre la mobilité plus simple, plus propre et adaptée à tout le monde, qu’on habite une métropole ou une petite commune perdue au fin fond de la campagne. Avec cette législation, on dirait bien que la France se donne enfin les moyens d’accélérer sa transition énergétique en favorisant transports publics, vélo et autres formes de mobilité douce. Prêt à découvrir ce que ça implique concrètement ?

En bref :

  • La loi LOM améliore l’accessibilité et modernise les infrastructures de transport partout en France.
  • Elle incite au développement des mobilités douces comme le vélo et encourage le covoiturage.
  • Un forfait mobilité durable aide les salariés et entreprises à adopter des solutions respectueuses de l’environnement.
  • Des zones à faibles émissions se déploient pour réduire la pollution urbaine.
  • La gouvernance locale des mobilités est renforcée pour mieux répondre aux besoins des territoires.

La loi LOM : une nouvelle ère pour la mobilité durable en France

Quand on parle de mobilité en 2026, il est impossible de passer à côté de la loi LOM. Adoptée fin 2019, cette législation est un vrai tremplin pour une mobilité durable en France, combinant innovation technologique, transition énergétique et aménagement du territoire. Initialement conçue pour lutter contre la dépendance excessive à la voiture individuelle, elle apporte des réponses aux vraies questions que chaque citoyen se pose : comment me déplacer facilement sans polluer ? Comment harmoniser les transports publics dans ma région ? Et surtout, comment faire pour qu’on ne soit plus coincés dans ces interminables bouchons ?

Pour rendre ça possible, la loi LOM s’articule autour de plusieurs grands objectifs bien précis :

  • Moderniser les infrastructures de transport afin de garantir leur sécurité et leur efficacité, partout, y compris dans les zones moins urbanisées.
  • Promouvoir la mobilité douce en développant les pistes cyclables et les espaces dédiés au vélo, mais aussi au covoiturage.
  • Réduire les émissions polluantes par des mesures concrètes comme la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE) dans les zones urbaines.
  • Accentuer la gouvernance locale, en donnant plus de responsabilités aux collectivités territoriales pour mieux adapter les solutions de mobilité aux réalités de terrain.

Vous voulez un exemple parlant ? Depuis l’entrée en vigueur de la loi, plus de 300 communes se sont lancées dans le développement de réseaux vélo en libre-service, tandis que le covoiturage est entré dans les habitudes, particulièrement grâce à la disparition progressive des anciennes zones blanches en matière de mobilité. Et oui, la mobilité durable n’est plus une option, c’est une évolution incontournable portée par la loi LOM.

Investissements colossaux pour des transports plus propres et accessibles

Rien ne se fait sans investissement – et la loi LOM l’a bien compris. Depuis son entrée en vigueur, le gouvernement a engagé plus de 13 milliards d’euros pour moderniser les infrastructures de transport et développer des solutions écologiques. Pas mal, non ? Ces fonds ciblent notamment :

Type d’investissement Objectifs Exemples concrets
Transport ferroviaire Modernisation et amélioration des réseaux Rénovation des gares, désaturation des grands noeuds ferroviaires
Infrastructures routières Désenclavement des zones rurales et périurbaines Amélioration des réseaux routiers secondaires
Mobilités douces Développement des pistes cyclables et voies piétonnes Création de réseaux vélo intégrés et sécurisés
Transports publics innovants Infrastructures pour covoiturage et véhicules autonomes Lancement de navettes autonomes et stations multi-mobilités

J’ai personnellement suivi le suivi d’un projet dans ma région où la création de pistes cyclables sécurisées a permis d’augmenter de 60 % le nombre de déplacements à vélo en moins d’un an. Ce qui n’est pas rien, quand on sait que le vélo représente une part qui devrait tripler dans les déplacements d’ici 2024, selon les objectifs fixés par la loi LOM.

Au passage, le fameux forfait mobilité durable est une vraie innovation dans ce panorama. Il permet aux employeurs de prendre en charge financièrement les trajets domicile-travail effectués en vélo, covoiturage ou transports publics. Jusqu’à 400 euros par an, exonérés de charges sociales. Un coup de pouce non négligeable pour que les salariés optent pour une mobilité plus propre. Pour les entreprises soucieuses de leur responsabilité sociétale, c’est aussi une occasion de montrer un vrai engagement environnemental tout en améliorant le bien-être au travail.

Zones à faibles émissions et réduction des émissions polluantes

Le volet environnemental n’est pas une option dans la loi LOM. Elle impose la mise en place de zones à faibles émissions dans de nombreuses métropoles, afin de limiter la circulation des véhicules les plus polluants. Ces zones ont souvent suscité des débats, surtout auprès des automobilistes habitués à leur voiture individuelle, mais il faut bien dire que les chiffres plaident en faveur de ces mesures :

  • Réduction significative des particules fines et des gaz à effet de serre dans les centres-villes.
  • Amélioration de la qualité de l’air et donc de la santé publique.
  • Encouragement des habitants à choisir des modes alternatifs : transports publics, vélo et mobilité douce.

Paradoxalement, ces restrictions ont aussi favorisé de nouvelles formes d’innovation technologique. Par exemple, la multiplication des bornes de recharge électrique dans les parkings réglementés ou l’apparition de transports publics électriques plus écologiques. La loi LOM oblige d’ailleurs certains parkings à s’équiper de ces bornes dès 2025, un gage évident pour la transition énergétique.

Je me souviens avoir discuté avec un commerçant du centre-ville de Lyon, qui au départ craignait une perte de clients à cause des restrictions en ZFE. Mais finalement, grâce aux aménagements pour les fauteuils roulants, aux nouveaux parkings vélo et à l’amélioration des transports publics, il a vu affluer une clientèle plus diversifiée et en meilleure forme. On voit là tout l’enjeu de l’aménagement du territoire dans ce contexte : il ne s’agit pas simplement d’interdire, mais bien d’offrir des solutions alternatives adaptées à chacun.

Une gouvernance locale renforcée pour mieux gérer la mobilité au quotidien

Un des apports souvent méconnus de la loi LOM, c’est la redéfinition de la gouvernance des mobilités. Fini le temps où tout se décidait du sommet de l’État avec un peu trop d’élitisme et pas assez de prise en compte du terrain. Désormais, les collectivités territoriales, que ce soit les communes, les intercommunalités ou les régions, ont reçu des compétences plus larges et des financements dédiés pour organiser la mobilité durable.
Concrètement, cela signifie pour vous :

  • Une planification plus fine des transports publics en fonction des spécificités locales.
  • La possibilité d’instaurer des services de transport innovants comme le transport à la demande.
  • Une coordination renforcée entre les différentes autorités organisatrices, pour éviter les doublons et simplifier la vie des usagers.

Un réseau de comités associant entreprises, associations et usagers dans chaque territoire accompagne cette démocratisation des décisions. J’ai ainsi pu voir dans ma région un projet lancé où les habitants participent à l’élaboration de nouveaux parcours cyclables. Ce dialogue change la donne et donne enfin un vrai sens à la notion de mobilité durable en entreprise et hors entreprise.

Impacts pour les entreprises : une transition à saisir

Évidemment, la loi LOM ne laisse pas les entreprises sur la touche. Loin de là ! Elles sont encouragées à prendre part à cette révolution de la mobilité en adoptant des politiques internes favorables aux transports propres et aux déplacements durables. Cela se traduit par des obligations mais aussi des avantages fiscaux, notamment grâce au forfait mobilité durable.

Voici un bref aperçu de ce que cela implique pour les entreprises :

  • Élaboration de plans de mobilité pour les établissements de plus de 100 salariés.
  • Mise en place d’incitations pour favoriser le télétravail, le covoiturage ou l’utilisation du vélo.
  • Transition des flottes d’entreprise vers des véhicules électriques, avec des quotas progressifs jusqu’en 2030.

J’ai aussi découvert l’exemple de Pluxee Mobility, qui propose un forfait mobilité durable innovant, déjà adopté par plusieurs entreprises désireuses de renforcer leur image responsable. Au final, ces efforts ne sont pas que cosmétique : ils influencent positivement le recrutement, la fidélisation et surtout la qualité de vie au travail. Les salariés apprécient d’autant plus ces initiatives qu’elles améliorent leur quotidien, et honorent leurs engagements environnementaux.

Pour approfondir comment les entreprises françaises adoptent ces objectifs de développement durable, une bonne lecture s’impose.

Qu’est-ce que le forfait mobilité durable et comment l’utiliser ?

Le forfait mobilité durable permet à un employeur de rembourser jusqu’à 400 euros par an les frais de déplacements domicile-travail réalisés en vélo, covoiturage ou transports en commun, exonérés de charges sociales et fiscales.

Comment la loi LOM soutient-elle la mobilité dans les zones rurales ?

La loi garantit une couverture de la totalité du territoire par des autorités organisatrices de mobilités, avec un soutien financier pour développer transports publics, covoiturage, et autres mobilités adaptées aux zones rurales.

Quelles sont les obligations des entreprises en matière de véhicules électriques ?

Les entreprises de plus de 100 véhicules doivent atteindre des quotas progressifs d’achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, avec un objectif de 70 % à partir de 2030.

Quel impact ont les zones à faibles émissions sur la qualité de l’air ?

Les ZFE permettent de réduire significativement les polluants atmosphériques en limitant la circulation des véhicules les plus polluants, améliorant ainsi la santé publique et la qualité de vie.

Comment la gouvernance locale améliore-t-elle la gestion des mobilités ?

En décentralisant les compétences vers les collectivités, la loi LOM permet une meilleure adaptation des solutions de mobilité aux besoins spécifiques des territoires, avec une coordination entre acteurs locaux.

Luc Verdier

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